Le général LECLERC



LECLERC, un modèle de soldat et de chef

L’histoire de la 2e DB se confond avec la carrière et la vie de l’homme qui en a été le créateur,
le général LECLERC, élevé à la dignité de maréchal de France cinq ans après sa mort accidentelle
survenue en 1947.

Koufra et le Fezzan, Tunisie, Normandie, libération de Paris et de Strasbourg, prise de Berchtesgaden, telles sont quelques-unes des étapes d’un itinéraire glorieux qui ont fait de Philippe de Hauteclocque, plus connu sous le nom d’emprunt de Leclerc, une légende de son vivant et un mythe après sa mort.



LECLERC le rebelle

Leclerc ? Le patronyme est peu familier des Français avant la Libération. Une fois Paris enlevé aux mains des Allemands, il sera dans toutes les bouches et demeurera dans tous les esprits.

Cet aristocrate d’origine picarde embrasse la carrière militaire sans doute par goût de l’aventure, mais surtout pour réaliser un idéal, servir sa patrie.

Il ne manque ni de courage ni de foi, lui qui une fois consommée la défaite de son pays, aurait pu se contenter d’une situation somme doute confortable:
reconnaître l’autorité établie, en l’occurrence le régime de Vichy, sans se poser aucune question.

Ayant entendu parler de l’appel du général De Gaulle, invitant tous les Français désireux de poursuivre la lutte à le rejoindre, il n’hésite pas et décide de passer en Angleterre rejoindre l’homme du 18 juin.

Devinant d’emblée la force  de caractère et d’envergure de cet officier, le créateur de la France libre lui confie des responsabilités et une mission dont Leclerc s’acquittera avec une intelligence et une pugnacité peu communes.



Un modèle pour la jeunesse.

La course qu’il entreprend à la tête de sa division «  constitution de la 2e division blindée fut ma plus belle victoire », dira-t-il à travers la France, de la Normandie à Paris, puis de la capitale à Strasbourg et enfin, en Allemagne, jusqu’à Berchtesgaden, lui vaut, en quelques semaines à peine, une extraordinaire popularité.

La jeunesse Française, en mal de modèle, vouera à cette personnalité brillante mais modeste et généreuse un véritable culte et s’identifiera étroitement à l’homme du serment de Koufra, dont le seul but a toujours été de servir les intérêts de la nation, qu’il s’agisse du Tchad, du Fezzan ou de l’Indochine.

Sa disparition accidentelle suscitera un profond sentiment de stupeur parmi les Français, qui suivront avec ferveur ses funérailles nationales, le 8 décembre 1947. D’une légende, Philippe de Hauteclocque aura fini par devenir un mythe, un mythe qu’entretiendront les anciens de la 2e DB et sa femme, la maréchale, disparue en 1996.